blason du Carmel2 Croix de Toulouse


ECOLES D’ORAISON

"Plus de gens qu’on ne le croit seraient capables de faire oraison, mais personne ne leur a appris. Or, sans cette intériorité, les baptisés s’essoufflent, leur action devient cymbale sonore et même leur pratique religieuse, quand elle existe, se dessèche," disait saint Jean-Paul II, le 29 septembre 1986.

L’oraison est ce contact intime vécu avec le Dieu vivant, cette prière du cœur qui nous permet de rencontrer la personne du Christ, ou encore ce simple regard tourné vers Jésus, qui nous permet de nous connaître en vérité et de nous donner de manière toujours plus désintéressée. L’exercice spirituel n’est pas en soi très difficile, mais il demande néanmoins quelques rudiments afin d’être initié à ce cœur à cœur avec Dieu qui nous a aimés le premier. Les écoles d’oraisons ont précisément cette mission d’aider de nombreux chrétiens à découvrir dans cette prière, le goût d’une vie spirituelle plus concrète, qui déborde dans leurs relations avec les autres.

Les différentes écoles d’oraison que nous animons dans le diocèse de Toulouse sont composées d’une formule simple de sept soirées, chacune étant organisée en trois temps :

  1. un temps d’enseignement doctrinal donné par un frère carme. Ces enseignements sont courts ( 30 minutes ) et donnent un panorama des grandes questions liées à cette prière du cœur : qu’est-ce que l’oraison ; structure de la personne ; l’inhabitation de Dieu dans l’âme ; l’oraison de recueillement ; les difficultés dans l’oraison ; les fruits de l’oraison ; suivi d’un témoignage ;
  2. un temps de partage en petits groupes permettant d’évaluer les défis, les difficultés rencontrées et les grâces reçues. Les partages en petits groupes sont animés par des laïcs ayant une expérience de l’oraison, et cherchant à aider d’autres personnes en leur montrant de quelle manière ils sont appelés à surmonter les mêmes défis ;
  3. un temps d’oraison ensemble. Ce temps de prière silencieuse se fait ensemble, pour permettre aux membres du groupe d’expérimenter ô combien une telle prière n’est pas avant tout un exercice de piété individuel, mais un acte d’Église par lequel chaque chrétien rejoint le cœur de Dieu, dans notre monde en feu ayant trop souvent perdu le sens du sacré.

Les participants sont appelés à vivre une certaine progressivité dans leur cheminement. Ainsi au cours des premières séances, les animateurs proposent un temps de 10 minutes d’oraison, à tenir chaque jour, au cours de la semaine suivante. Puis ce temps est allongé peu à peu pour atteindre 20-25 minutes d’oraison quotidienne, à la fin du cycle de formation. Pour ceux qui persévèrent, une autre école d’oraison est ensuite proposée 2 ou 3 ans plus tard, afin d’approfondir leur vie d’oraison.

Le témoignage de Christian est emblématique de la démarche de la plupart des participants aux écoles d’oraison :

« J’avais décidé de venir à l’école d’oraison pour apprendre à mieux prier, pour essayer d’améliorer ma prière quotidienne. J’ai été surpris lorsque j’ai compris que l’oraison dont on parlait n’était pas seulement un autre mot pour désigner la prière, mais une façon de prier, différente de mon traditionnel bavardage du soir. J’ai pris du temps pour rentrer en moi et tenter d’y rencontrer Le Père. C’est difficile... C’est difficile de se concentrer et de rentrer au fond de soi-même. Je n’ai pas toujours eu cette chance. J’y suis arrivé pourtant, quelques fois, mais, à ma grande déception, je n’ai pas su y trouver quelqu’un. J’étais donc un peu sur ma faim, un peu déçu de n’avoir pas su y arriver.

Et puis, finalement, j’ai réalisé que ce que je sais depuis longtemps, "Dieu est en chacun de mes frères", s’applique aussi à moi : "Dieu est aussi en moi". Ça a changé ma vision de l’oraison. Ce n’est plus un voyage vers un rendez-vous avec le Père qui viendrait ou non, me rejoindre. C’est une visite que je rends au Père qui est là, au fond de moi. Je descends en moi pour le rencontrer voilà tout. L’intensité ne se mesure pas au nombre de minutes. J’ai ou non, le sentiment d’avoir ressenti sa présence, mais je sais qu’il était là. Ma prière quotidienne s’est maintenant enrichie de ce temps, même court, d’oraison. »




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