blason du Carmel2 Croix de Toulouse



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Dimanche 2 août 2015 : nous nous retrouvons pour la Messe au couvent à 7 heures (oui c'est tôt pour les non-carmes !), suivi d'un petit-déjeuner digne d'un trois étoiles. La brioche, fabrication maison s'il vous plaît, du Père Luc-Marie est fort appréciée ! Et c'est le départ : nous sommes 17, je vous laisse imaginer nos quatre voitures aux coffres pleins comme un œuf (il faudra informer Citroën qu'on peut mettre des bagages pour 6 personnes et une tente dans une C3 !). Nous voilà donc partis en Espagne sur les traces de Sainte Thérèse d'Ávila, à l'occasion des 500 ans de sa naissance.

Nos journées seront rythmées par la liturgie des heures, ainsi que par un topo quotidien sur la vie et les œuvres de Sainte Thérèse (par le Père Luc-Marie et le Frère Baptiste), la Messe, l'Oraison et le chapelet, ainsi que la sieste (viva Espana !). C'est le triplet gagnant de Nathanaël : prière, enseignement et vie fraternelle que nous aurons la joie de vivre tout au long de ce pèlerinage.

Après avoir franchi la frontière, nous nous retrouvons pour le premier topo : « le péché et le salut dans la vie de sainte Thérèse », qui nous offre une première approche de la vie de Sainte Thérèse, qui a eu comme nous l'occasion de pécher, mais qui a su se laisser prendre par la grâce de Dieu. Après cette nourriture spirituelle, nous refaisons nos forces par un excellent pique nique partagé à l'ombre des arbres : fait chaud en Espagne ! Le soir, nous dormons dans un camping afin de pouvoir rejoindre Ávila le lendemain.

Le lundi, nous découvrons donc le monastère de l'Incarnation à Ávila, où Thérèse a vécu ses premières années de moniale, avant d'engager la réforme du Carmel. Le Père Joseph Gicquel nous fait découvrir les lieux : une reconstitution de la cellule de Sainte Thérèse, le confessionnal où Saint Jean de la Croix a confessé la Sainte, les grilles du Carmel, les parloirs où Sainte Thérèse recevait. Après cette visite où chaque élément évoque un pan de la vie de Sainte Thérèse, nous décidons d'aller à la Cathédrale d'Ávila : manque de chance, c'est payant ! Nous allons donc dans une petite chapelle quelques rues plus loin pour un temps d'adoration.

Nous dirigeons ensuite nos pas vers le couvent Saint Joseph, première fondation de la Réforme où l'une d'entre nous a la joie de recevoir le Scapulaire. C'est le lieu où les premières Carmélites de la Réforme ont reçu l'habit des mains de Sainte Thérèse.

Nous prenons nos quartiers à la Casa de Ejercicios de Ávila, et nous nous retrouvons pour le topo sur « l'intuition de la Réforme », qui nous éclaire sur les orientations que Sainte Thérèse a données à l'ordre du Carmel : la vie de solitude, l'ascèse, la pauvreté (vivre d'aumône), la protection du glorieux Saint Joseph. Le lendemain mardi, après un topo sur les grâces spirituelles de Sainte Thérèse, nous retrouvons le Père Joseph Gicquel qui nous entraîne à sa suite dans une visite de la maison natale de Sainte Thérèse, à la place de laquelle se dresse maintenant une église. Nous faisons oraison dans la chapelle dédiée au lieu de sa naissance. Nous pouvons aussi admirer le petit jardin dans lequel elle aimait à se retrouver avec son frère le plus proche : c'est aussi avec lui qu'elle avait décidé de quitter la maison pour mourir martyre, décapitée par les Maures… Nous visitons aussi un musée situé sous l'église, où sont exposées les œuvres écrites de Sainte Thérèse, des objets lui ayant appartenus, des reliques… Un grand merci au Père Joseph Gicquel pour cette visite si intéressante !

Nous dirigeons ensuite notre convoi motorisé vers Gotarrendura. Mais sur le chemin nous faisons halte à Quatro postes le site où Thérèse fut rattrapée par ses parents à l’âge de 12 ans lorsqu’elle quitta Avila pour aller mourir martyre chez les maures. A Gotarrendura nous visitons l’emplacement de la maison secondaire des parents de Thérèse. Il ne reste rien sinon le colombier de son père qui élevait les pigeons. Ce colombier a inspiré sainte Thérèse qui voulait pour ses filles de petites communautés, comme dans un colombier !

Après le pique-nique et une petite sieste dans la nature, nous reprenons la route pour Duruelo, lieu d’implantation de la première communauté des carmes. L'arrivée sur les lieux est une belle occasion pour tester les amortisseurs de nos carrosses : un petit chemin caillouteux et ensablé, raviné (un gros orage a éclaté la veille), et bien pentu nous permet d'accéder au champ des sœurs où nous plantons nos tentes pour la nuit. Nous prenons un temps de désert : la beauté du paysage porte à la prière et à la méditation, ainsi que tous les enseignements que nous avons reçus jusque-là. Nous nous relaierons au cours de la nuit pour aller adorer le Seigneur dans la chapelle si humble de Duruelo. C'est donc aussi l'occasion d'entendre les réveils de chacun sonner toutes les heures !

Mercredi, après un bon petit-déjeuner, pas de douche (un peu d'ascèse ne fait pas de mal !) et une partie de frisbee pendant l'opération remplissage de coffre, direction Médina del Campo où nous suivons une visite guidée de couvent fondé par Sainte Thérèse. Les lieux au temps de Sainte Thérèse étaient fort pauvres, car elle pouvait voir le Saint Sacrement éclairé par la lune la nuit, ce qui donne une idée de l'état du toit… Nous nous rendons dans sa cellule. Les sœurs se font une joie de nous accueillir au parloir, occasion d'une belle rencontre et de selfies avec le Père Luc-Marie !

Le soir, nous arrivons à Salamanque où nous retrouvons notre petit confort et un excellent dîner. Jeudi, visite de Salamanque : la cathédrale est magnifique, immense, nous achetons quelques cartes postales souvenir pour ceux qui n'ont pas pu se joindre à nous. Nous visitons aussi le couvent des dominicains, San Esteban : certains d'entre eux ont prêté main-forte à Sainte Thérèse pour ses fondations.

Vendredi, nous partons pour visiter le carmel de Alba de Tormes où Thérèse d’Avila est morte en 1582. Nous disons la messe dans une chapelle du monastère et nous allons vénérer sa chambre ainsi que son tombeau.

Puis l’après-midi nous partons pour Bécedas : le lieu est simple, le musée nous paraît bien pauvre, mais notre guide met tout son cœur à nous faire découvrir ce moment de la vie de Thérèse. Le changement d'existence et de nourriture nuisirent à sa santé, ce qui l'obligea à faire une cure à cet endroit, mais ce fut l'occasion aussi pour elle de se lier d'une affection déraisonnable dont elle parle dans le récit de sa vie.

Notre objectif suivant, Ortigosa est bientôt atteint : petit hameau où nous rencontrons les habitants attablés sur la place centrale autour d'un verre. Nous engageons la conversation, faisons connaissance, discutons (enfin, ceux qui parlent espagnol !) expliquons le motif de notre venue : en effet, l'oncle de Sainte Thérèse habitait Ortigosa, et il joua un rôle dans sa vie spirituelle en lui donnant le « Troisième abécédaire », livre qui vise à enseigner l'oraison de recueillement. Les habitants nous accueillent chaleureusement et nous proposent un champ pour planter nos tentes : installation au son de notre guitare, photos mythiques sur fond de coucher de soleil et partie de foot avant un apéro sur le pouce, et petit dîner sous les étoiles. Samedi matin, nous retrouvons nos hôtes qui ont amené une armée de chaises pour la Messe franco-espagnole avec sermon traduit par notre interprète officiel, chants espagnols et français, dans la cour de l'oncle de Thérèse.

Nous roulons ensuite vers Ávila, que nous connaissons déjà, pour retrouver la rencontre internationale des jeunes : après un petit verre convivial dans un café de la ville, nous visitons l'église Saint Jean-Baptiste, et récitons le chapelet devant la statue de Notre Dame à qui sainte Thérèse s’est consacrée dans sa jeunesse.

Le soir, c'est la veillée de prière : ambiance festive, témoignages de jeunes, et moment de recueillement, avant de rejoindre notre gymnase-dortoir.

Dimanche, Messe d'envoi : nous nous trouvons juste devant le podium de la chorale, ce qui nous permet de participer pleinement à l'action de grâce festive et dansante à la fin de la Messe !

Le retour sur Toulouse nous permet de nous arrêter à Bidart, pour un dernier pique-nique au bord de la mer.

Merci à chacun pour ce beau pèlerinage, qu'il porte du fruit dans nos vies !

« Ce qui importe avant tout, c'est d'entrer en nous-même pour y rester seul avec Dieu »

Sainte Thérèse d'Ávila


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