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PELERINAGE NATHANAEL MARSEILLE 19 – 22 MAI 2016


VENDREDI

Notre périple commence dès le jeudi soir où les voitures quittent une à une jusque tard dans la nuit leur ville rose pour la cité phocéenne. Le lendemain aux aurores (comme de tradition pour tout bon week-end nathanaëlien), nous quittons notre château école (l’internat juste à côté !) pour déguster notre premier petit-déjeuner au pied du massif de Marseilleveyre.

Nous en profitons pour découvrir parmi nous deux autres frères carmes, frère Cajetan et frère Kelvin tous deux nigérians, en étude à Toulouse. Ils se sont joints à nous pour la découverte de Marseille. Le petit-déjeuner est royalement fourni de brioches faites maison par le frère Luc-Marie et de pain frais ! C’est parfait pour le programme de la journée : randonnée jusqu’au sommet de Marseilleveyre, puis à travers la garrigue et tout le long des calanques !

Après les laudes nous partons. Le ton de la journée est donné : on commence par une heure de marche silencieuse en oraison. Malheureusement Florence abandonne l’ascension en cours de route. Elle nous rejoindra le soir !

On grimpe, le temps marseillais est au beau fixe (ciel bleu-roy de Provence qui n’a pas son pareil et soleil cuisant !). Au long de l’ascension la vue est superbe, que du bonheur ! Puis nous arrivons enfin au sommet de Marseilleveyre pour embrasser un panorama à 360 °à vous couper le souffle ! (Idéal pour faire une petite vidéo promo J.M.J. Pologne !)

Nous trouvons une ruine un peu plus bas qui nous protège du vent. Nous préparons nos coeurs, construisons un autel, choisissons des chants pour une belle célébration de l'Eucharistie en plein air avec pour fond de paysage la belle bleue : Méditerranée !

Il est encore tôt, nous décidons de marcher encore dans le massif jusqu’au déjeuner. Nous suivons avec confiance Alexis l’expert I.G.N. et le trajet minutieusement préparé la veille au soir entre 23 h 30 et minuit ! Oups … il commence à faire rudement chaud et nous n’avons pas fait le plein d’eau avant de partir… erreur de débutants… ! C’est bon pour l’humilité ! Après quelques péripéties nous changeons d’itinéraire et trouvons un petit coin d’ombre pour notre pause déjeuner. Les sandwichs d’Ombeline calment nos estomacs criant famine !

La randonnée se poursuit en glissades sur les éboulis et se termine pour les plus courageux (l’eau est encore fraîche !) en baignade dans une petite calanque. Nous étanchons notre soif dans un cabanon sur une autre calanque. Notre groupe d'une trentaine de personnes rempli bien la petite terrasse et les chants et la guitare répandent de la joie qui se transmet aux clients attablés et au tenancier du bar. Puis nous marchons sur le dernier tronçon le long de la mer jusqu’aux voitures à Callelongue pour revenir vers Marseille.

Nous rejoignons la salle paroissiale de Bonneveine où nous sommes attendus pour un dîner pizza gargantuesque offert par François et Andrée, parents du frère Luc-Marie. Que de cadeaux ils nous ont faits durant ce week-end ! Le curé de la paroisse, le père pierre Thong et le père Pierre Brunet, vicaire général du diocèse de Marseille sont des nôtres ce soir. Ce dernier nous conte l’histoire de Marseille avec St jean Cassien, importateur du monachisme en occident, St Eugène de Mazenot, évêque héroïque de Marseille ! Il nous témoigne aussi de la vie du diocèse et de son ministère, puis il nous encourage à nous engager en notant que chaque génération sait s'adapter à son temps pour l'évangélisation.

Nous terminons en beauté avec une veillée d’adoration donnée à l’église de Bonneveine : chants, musique, textes, silences... Le frère Baptiste nous donne un magnifique topo sur la miséricorde qui suscite l’écoute attentive et l’admiration des paroissiens venus se joindre à nous. Mais il est encore tôt et la soirée peut continuer : les frères Cajetan et Kelvin nous dévoilent leurs talents de danseurs nigérians, le jumbee et la guitare rythment nos pas jusque tard dans la nuit : 23 h 30 max car le réveil est matinal le lendemain !

SAMEDI

Le petit-déjeuner est servi à la salle paroissiale où nous retrouvons nos grands-parents du week-end, et départ pour la Bonne Mère ! Messe dans la crypte de Notre Dame de La Garde dont les murs sont recouverts d’ex-voto ! Et visite en suivant par le recteur du sanctuaire, le père Jacques Bouchet. La basilique est toute tapissée de mosaïques variant les couleurs et les illustrations. Il y a 12 millions de tesselles (petits cubes) ! C’est sûr, on les a recomptés ! De nombreux tableaux marins recouvrent tandis que des maquettes de bateaux sont suspendues aux voûtes, témoignant de la piété des Marseillais pour leur Bonne Mère !

Le premier topo suit la visite, thème : l’obéissance filiale ! Celle-ci est une attitude de joyeuse dépendance entre les mains de Dieu à la jonction de l'abandon, de l'humilité et de l'amour.

Puis nous courrons au bus n°60, victuailles en mains, pour descendre sur le vieux port et partir rapidement pour l’archipel du Frioul au large de Marseille ! Nous retrouvons Véronique (amie d’enfance du frère Luc-Marie) qui a généreusement fait la queue pour nous réserver les places sur le ferry ! (Encore des cadeaux !). Le ferry-boat fait une brève escale au château d’If où nous admirons la demeure d’Edmond Dantès quelques instants. Il nous dépose enfin sur l’île de Ratonneau à l’est du Frioul. Le soleil est cuisant et l’ombre rare ! L’archipel porte bien son nom, il y a de quoi frire ! Tant bien que mal nous parvenons à trouver une ombre salutaire pour déjeuner. Nous en profitons pour questionner Véronique sur la vie lycéenne trépidante du frère Luc-Marie !...

L’île contient un ancien hôpital, dit « sainte Caroline », pour les marins des navires en quarantaine afin de protéger Marseille des épidémies ! Il y a aussi un ancien fort allemand de la guerre de 40, assez immense (4 bunkers !) stratégiquement bien placé. La vue est splendide, idéale pour un temps d’oraison ! Après avoir conversé avec le bon Dieu, les mouettes et leurs petits « mouettons », nous reprenons les voiles pour rentrer au port.

Le soir même une bonne bouillabaisse traditionnelle (ou bouille pour les intimes) amoureusement cuisinée par Odile (adjointe de François et Andrée) en notre honneur nous attend : c’est un régal ! La soirée se ponctue par un événement de taille : le "père du père", c'est-à-dire le "père au carré", fête ses 82 printemps ! L’occasion pour nous de remercier vivement nos anges gardiens de ce week-end qui ont orchestré avec brio notre séjour marseillais !

C’est la folie sur le dancing floor, nous terminons en beauté la journée en rythme toujours en musique grâce au frère Baptiste et son saxophone, Alexis et sa guitare et sa prose créatrice, ainsi qu’Augustin au jumbee !

DIMANCHE

L’apothéose : visite de Marseille ! Après avoir dévoré notre 3e petit-déjeuner toujours agrémenté des viennoiseries maison, nous filons dans le centre de Marseille pour visiter l’abbaye Saint Victor. L’histoire débute aux IVes avec le martyr de saint Victor et ses compagnons, se prolonge au Ves avec st Jean Cassien, au Xes avec l’abbé saint Isarn, et au XIVes avec le bienheureux Urbain V, pape marseillais s’il vous plaît ! Nous écoutons attentivement la visite guidée du frère Luc-Marie. Puis vient la Messe dominicale (à l’endroit même où 1500 ans plus tôt st Jean Cassien lui-même la célébrait !).

Après le temps d’oraison indispensable, nous sommes reçus au presbytère de l’abbaye st Victor pour écouter la suite de l’enseignement sur l’obéissance filiale. Nous retenons que l’obéissance chrétienne s’exerce à travers des médiations, les trois principales étant : La médiation du sacerdoce ministériel, la médiation du sacerdoce commun (nos frères et soeurs en humanité) et enfin l’obéissance à travers la médiation des évènements de la vie. Nous saisissons que l’obéissance chrétienne consiste à se laisser faire par Dieu. En étant responsables, dociles et confiants, rien ne peut se mettre en travers de la route du Salut! La pause déjeuner syndicale suit avec un café et des gâteaux offerts par Sylvie, une dame de la paroisse membre de la communauté du carmel séculier (encore des cadeaux !).

Nous reprenons notre visite de la cité en suivant le guide marseillais qui n’en finit pas d’admirer et de faire aimer sa ville natale : déambulation dans le quartier du panier, passage par la vieille charité (ancien hospice du temps de Louis XIV), prises de photos sur le café phare de la série « plus belle la vie », visite de la major (cathédrale de Marseille) et final en bouquet d’artifice sur les remparts du fort saint Jean avec le Mucem et la villa Méditerranée.

Une fois la visite terminée vers 17h, nous faisons une pause glace sur la place de Lenche, lieu de l’agora dans l’antiquité. Il est temps de rentrer, la route est encore longue. Après un au revoir chaleureux à nos bienfaiteurs à Bonneveine, nous laissons derrière nous la ville phocéenne, berceau de la civilisation occidentale et ses 2600 ans d’histoire éblouissante pour rentrer à Toulouse, non moins belle et prestigieuse !


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