blason du Carmel2 Croix de Toulouse


LE PERE MARIE-ANTOINE (capucin)

Le saint de Toulouse

Le P. Marie-Antoine, est né Léon Clergue, à Lavaur, le 23 décembre 1825 dans une famille très chrétienne. Sa vocation d’enfant joyeux et volontaire est évidente, il entre au Petit Séminaire de l’Esquile à Toulouse à 11 ans. Travailleur, entreprenant, aimé et apprécié de son entourage, il est ordonné prêtre en 1850 et nommé aussitôt vicaire à Saint-Gaudens. Sa piété, son dévouement, son amour des plus pauvres marquent un ministère qui fait époque. Il entend l’appel franciscain, entre au noviciat des capucins à Marseille en 1855, prononce ses vœux l’année suivante, le 13 juin, fête de saint Antoine de Padoue qui devient son très aimé patron en religion.

Maison natale à Lavaur (Tarn)

A 25 ans en 1850 au lendemain de son ordination

Une rue de saint Gaudens

Après une année de prédication à Marseille et Toulon, il est envoyé à Toulouse qui s’honore d’un riche passé franciscain jusqu’à la Révolution, pour y fonder un couvent capucin. Le couvent de la Côte-Pavée sera sa résidence.

Devant le couvent de la côte pavée qu'il fonde à l'âge de 32 ans.
La chapelle est consacrée le
28 juillet 1861.

Il multipliera les missions à travers la France et au-delà. Comme tous les religieux de France sa communauté est frappée par les lois d'expulsion de la république en 1903. Une fois promulgué le décret d'expropriation du couvent de l'avenue Jean Rieux, le P. Marie-Antoine entre en résistance et refuse de quitter les lieux où il sera séquestré jusqu'à sa mort. Personne n'aura pu le déloger par peur d’une émeute à Toulouse. Il fut le seul moine en habit dans un couvent en France, titrait un journal de Barcelone.

Mission populaire devant 2000 personnes à Cahors

Mission en Terre Sainte pour 1100 pèlerins en 1882

A la fin de sa vie

Il meurt le 8 février 1907. Plus de 50.000 Toulousains de tous milieux assistaient à ses obsèques, touchés par le départ de celui qui les a tant aimés, «  l’ami et le consolateur des pauvres », qui, ainsi, « entrait, vivant, dans la légende des saints. »

Gisant

L’exhumation de son corps découvert en parfait état le 14 novembre 1935.

40, 50, 60 000 Toulousains, selon les journaux de l’époque,
viennent rendre un hommage à celui qui les a tant aimés

 

Il eut plusieurs vies en une seule, le verbe clair, la stature imposante, grand contemplatif au pied du Tabernacle, apôtre inspiré de Marie et dans tous les lieux qui lui sont dédiés.

Le P. Marie-Antoine prêchant aux pèlerins de Lourdes

À Lourdes, il fut le premier à mettre en place la procession aux flambeaux, la procession des malades et celle du Saint-Sacrement, la prière nocturne; confessant et prêchant et la nuit et le jour, convertisseur des âmes, brûlées d’un amour contagieux jailli d’un cœur à cœur incessant avec Dieu. Ci-contre Un vitrail de la Basilique Notre-Dame de La Trinité à Blois rappelle que le P. Marie-Antoine a introduit à Lourdes la procession aux flambeaux.

Serviteur de Dieu, avec la publication du décret sur ses œuvres en 1935 - plus de 80 publications -, son procès de béatification est entré depuis 2008 dans une phase active. Les Actes supplétifs de l’enquête diocésaine ont été déposés à Rome le 6 décembre 2010.


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LE PERE MARIE-ANTOINE AUJOURD'HUI

L’APMA. L’association pour la mémoire du P. Marie-Antoine, a été créée en septembre 2005 afin de recueillir dans les familles, les congrégations religieuses, les témoignages montrant que son souvenir y restait vivant, et réunir les documents attestant d’une dévotion sans rupture depuis sa mort jusqu’à ce jour. En particulier sur sa tombe toujours fleurie et honorée, dans la chapelle de son vaste couvent, aujourd’hui couvent des Carmes qui accueillent avec amitié, par reconnaissance pour le fondateur, Toulousains et gens de passage venus y prier.

La convergence de plusieurs événements explique et accroît la connaissance et l’amour d’un public large et très diversifié envers le Serviteur de Dieu: la sortie du livre biographique publié par la présidente, Jacqueline Baylé aux Éditions du Carmel, en 2006, Le Saint de Toulouse s’en est allé, qui connaît en 5 ans trois éditions : Cliquer ici

Les nombreux articles et dossiers qu’il a suscités dans la presse catholique de son vivant et jusqu’à ce jour ; la belle exposition qui a parcouru plus de 35.000 km depuis l’année du centenaire de sa mort (2007), présentée dans 50 lieux, cathédrales, églises, chapelles, symbolisant les 50 ans d’apostolat du P. Marie-Antoine à travers la France, bien accueillie par la presse régionale ; la création d’un site internet, qui atteint, en 2014, 120 000 visiteurs ; et depuis 2009, la création d’une maison d’édition, les Éditions du Pech, consacrée aux écrits de ou sur le P. Marie-Antoine, et qui lui vaut plus qu’un succès d’estime.

L’exposition à la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi

Le « Saint de Lourdes ». C’est qu’il semble bien, en effet, que « l’apôtre de Notre-Dame de Lourdes », qui « aidait la Sainte Vierge à faire ses miracles », pour qui le salut d’une seule âme exigeait « qui peut dire combien de miracles », comme on disait, vienne reprendre du service. Le Cardinal Saliège n’avait-il pas prédit de lui qu’il reviendrait quand il le voudrait car  « il est toujours parvenu à ses fins », disait-il. Sans doute a-t-il, en effet, choisi son moment, celui d’une société dramatiquement en mal de repères, à qui il faut réapprendre Dieu, l’infini de l’amour de Dieu. Le mystère de la communion des saints. Comme un signe avant-coureur, Le P. Marie-Antoine a connu, fin août 2013, une reconnaissance éclatante, au cours de diverses manifestations, concrétisée, après la dernière station du Chemin de croix de la montagne, par une plaque commémorative des 150 ans de la procession aux flambeaux, surmontée du buste en bronze du P. Marie-Antoine.

Plaque commémorative et buste après la dernière station du chemin de croix de la montagne

Honoré à Lourdes en 2013, son buste inauguré à l’occasion des 150 ans de la procession aux flambeaux par Mgr Le Gall archevêque de Toulouse, les évêques d’Albi et de Rodez, le Recteur des Sanctuaires et le Provincial des Capucins de France

Ses écrits. Quant à ses écrits, leur intérêt et leur charme résident dans la diversité des éclairages du sujet qu’il aborde. Porteur de l’Évangile du Christ, héritier des enseignements des Pères de l’Église, comme de la tradition et des révélations qui ont nourri les siècles, il arrose le tout de son amour viscéral pour Marie, ancré dans une foi toute franciscaine en Dieu et son projet pour les hommes, en l’Église corps du Christ. Et on peut compter sur sa fibre missionnaire pour mettre tout cela, avec détermination, au service du salut des hommes. Pédagogue, clair dans ses propos, il emploie des mots à la fois de chair et d’esprit, entraînant ses lecteurs, au fil des pages, dans un monde bien loin des habillages et des dépouillements de notre siècle, mais qui parle, pour peu qu’on y jette le regard du cœur, à notre humanité en mal de divinité.


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Pour en savoir plus

L’APMA 25 rue de la Concorde 31000 Toulouse

apma1@orange.fr

Quelques liens possibles à établir :

Page d’accueil du site, Menu général : www.marieantoine.com

La vidéo des postulants du couvent capucin de Clermont-Ferrand :

a.p.m.a.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=412

L’inauguration à Lourdes de la plaque commémorative pour les 150 ans de l’introduction par le P. Marie-Antoine de la procession aux flambeaux, et de son buste :

 www.lourdes-infos.com/65100lourdes/spip.php?article8252

Comment se procurer « Le Saint de Toulouse s’en est allé » de Jacqueline Baylé : www.edtionsducarmel.fr

Comment se procurer les œuvres du P. Marie-Antoine :

a.p.m.a.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=158




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